Texte de Christine Levrat, proposé à la réflexion de chacun.

« Au Commencement était le Verbe,
Et le Verbe était avec Dieu,
Et le Verbe était Dieu
.

Premières phrases de la Bible... premières paroles dictées à Moïse, et qui révèlent la puissance créatrice des mots, des Maîtres Mots, tout au long de la Genèse.
Le Dieu au nom imprononçable, façonne Adam dans un bloc d´argile, et l´homme est né de Dieu, l´Homme Dieu était né, qui découvrait sa solitude.
L´énergie domptée émanait de Dieu et baignait l´Univers sorti du Chaos.
Adam drossé par ces forces vives s´éveillait à la Vie, plongeait en elles, s´imprégnait d´elles, tout puissant, à l´image de Dieu qui l´avait créé.
Et l´homme sans mémoire, aux pouvoirs immenses qu´il détenait sans partage, créa Eve par la puissance de son Verbe, par la force de son Désir.
Ils étaient deux à communier dans la Connaissance, sans effort et sans peine, capables de créer par leur attouchement et leur souffle.

La naissance d´Abel et de Caïn réduisit ce pouvoir, et fit d´Adam, d´Eve, et de leurs descendants, des hommes nus, vides de Savoir.
La Connaissance devint la " Parole Perdue "... »
(Extrait de Roger Guasco – La Rosée brûle de sel)


Règne de l’INconscient…

L’observation de l’évolution de l’humanité en général nous permet aujourd’hui de constater des similitudes avec l’observation de l’évolution de l’humain en particulier.
En effet, il a pu être constaté que lorsqu’une compréhension se fait au sein d’une petite communauté et qu’un seuil est atteint, elle se propage à l’ensemble cf. Le centième singeLien pour en savoir plus à ce sujet

Pour retrouver la parole perdue, il est donc de notre responsabilité individuelle de comprendre ce qui nous entoure.
Nous sommes matière. En conséquence, nous sommes dépendants de la satisfaction de besoins physiologiques, sociologiques, psychologiques et idéologiques. Chaque humain a besoin de manger ou dormir, communiquer ou échanger, aimer ou détester et croire en quelque chose ou quelqu’un. Si nous sommes égaux face à ces besoins, les solutions trouvées pour les satisfaire restent individuelles et de la responsabilité de chacun.
Les sciences humaines montrent que notre approche du monde diffère selon les individus. En effet, force est de constater qu’en fonction de l’expérience de chacun, nous interprétons différemment la réalité qui nous entoure.
Même si nous utilisons les mêmes codes de couleurs, langages et autres, notre « carte du monde n’est pas le territoire ». Rien ne me permet d’affirmer que ce que m’évoque le mot « Ciel » correspond à ce qu’il évoque pour vous.

Ce postulat étant posé, lorsque je communique avec vous, je donne un sens à mes propos et ce sens n’est pas forcément le vôtre. Pour que l’échange ait lieu, j’interprète avec plus ou moins de bonheur ce que vous me dites en fonction du fruit de mon expérience, de ma compréhension et, si j’accepte de penser que ma compréhension est une parmi d’autre, je peux m’enrichir de la vôtre.

C’est grâce à cette attitude, respectueuse de la sensibilité de chacun, que nous avons pu progresser dans la compréhension du monde qui nous entoure.
L’astronome, le physicien, le chimiste, le géologue, le sismologue, le botaniste, le biologiste et bien d’autres encore ont participé, chacun à leur niveau, à comprendre notre Terre, notre habitat.
Dans un autre domaine, l’anthropologue, l’archéologue, l’historien, le sociologue, le médecin… ont participé à comprendre ce que nous sommes, qui nous sommes…

En parallèle au développement de ces connaissances, qui n’ont été possibles que grâce à la collaboration de chacun, nous avons évolué au sein d’une structure qui ne conçoit l’échange qu’à travers son cerveau reptilien, prédateur et proie, supérieur et inférieur, jugement à la « verticale », « échelle de valeur » conditionnante, injuste et irrespectueuse…
Avant nous, pourtant, les bactéries ont fait le choix de la diversification et de la collaboration, seule voie possible pour leur survie.

Il est temps pour l’homme de faire le même choix et d’accepter une autre échelle de valeur à « l’horizontale ».
différents et pourtant complémentaires.
Chacun unissant sa vibration à l’autre, alors pourra commencer le Règne de l’UNconscient

Unconscient et Télépathie.

Nous sommes matières et donc, par voie de conséquence, soumis à la recherche de la satisfaction de nos besoins. Cette recherche nécessite une interaction régulière avec nos congénères qui engendre un émotionnel.
En fonction de la personne qui se trouve en face de nous, nous éprouvons différents états variables allant de la joie à la tristesse, ou vice versa.
Nous laisserons momentanément de côté l’absence d’émotionnel puisque l’objet de cette proposition d’étude vise à expliquer, à travers notre quotidien, le dénudement mental, le rejet de la possession, de l’orgueil ou d’un sentimentalisme excessif.
Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes conditionnés à nous évaluer par comparaison. Cette évaluation permanente à la verticale aboutie obligatoirement à un jugement vis-à-vis de l’autre ou de nous même. Comme l’animal, nous évaluons notre supériorité ou notre infériorité afin de nous positionner au sein d’une échelle de hiérarchie.

Il arrive souvent que nous nous retrouvions face à une personne qui provoque chez nous un sentiment nous faisant dire j’aime ou je n’aime pas.
Si nous nous arrêtions momentanément sur ce sentiment afin de le comprendre.
- Première réaction, c’est un jugement vis-à-vis de cette personne. Je l’aime parce que… je ne l’aime pas parce que…
- Deuxième réaction, c’est un jugement vis-à-vis de ses actes qui cautionnent ou heurtent nos valeurs.
Maintenant, ajoutons à ce postulat notre conscience afin de comprendre et dépasser cet instinct.
Pourquoi cette personne, par sa simple présence ou par ses actes, provoque une réaction en nous et cherchons l’intention positive de cette réaction. Notre instinct nous informe, nous prévient qu’une partie de nous se sent en sécurité ou menacée par cette présence.
Si nous poussons plus avant la réflexion, c’est nous et nous seuls qui sommes concernés, l’autre n’est qu’un miroir reflétant notre envie ou jalousie, notre orgueil, notre désir de possession, notre désir de reconnaissance ou notre peur.

Lorsqu’enfin nous pouvons mettre un mot sur l’origine de notre réaction, si nous avons poussé la recherche jusqu’à trouver la vérité, notre vérité, sans nous juger mais simplement constater, alors et alors seulement, nous nous en libérons.
C’est un long travail car nous avons plutôt tendance à éviter cette lucidité, préférant nous déresponsabiliser sur l’autre. Maintenant, si nous acceptons d’oublier l’autre momentanément afin de nous observer en conscience, nous nous remplissons de cette compréhension et nous en libérons.

Fort de cette nouvelle disponibilité car nous ne sommes plus le jouet de notre mental, nous pouvons alors être plus attentif à l’autre pour comprendre son intention positive et nous découvrons l’Amour.
Cet Amour existe lorsque nous entendons l’autre, au-delà des mots, télépathiquement.
C’est parce que nous avons fait taire notre égo, non pas en le contraignant mais en le comprenant et l’acceptant que nous sommes disponibles à l’autre.
Merveilleuse aventure que celle de la télépathie car elle nous fait œuvrer en conscience et nous fait découvrir l’énergie formidable dégagée par l’Amour, l’Am Ur, l’âme qui brûle…